Métaphores de consultants

Stratégie & organisation des entreprises

Pas de boite de chocolats pour la sage femme. 9 mai 2016

Filed under: Uncategorized — Philippe Rousselle @ 22 h 22 min

Capture d’écran 2016-05-09 à 22.18.00Il est né le divin enfant, il est beau, merveilleux, souriant, en bonne santé, tout va bien et en plus il ressemble à son papa. Par-fait !!!! Elle a bien travaillé la maman. Et au fait ? comment va-t’elle ? : Radieuse ! tout c’est magnifiquement bien passé. Le couple est arrivé à 21 heures et à 3 heures du matin la famille s’était agrandie en faisant la joie de tous. Le papa a prévenu le monde entier et a été félicité pour sa modeste contribution.

Maintenant c’est le va-et-vient perpétuel à la maison. Depuis 2 jours, la famille (même éloignée, les oncles et tantes qu’on n’a pas vu depuis des années), les collègues, les voisins, les voisins des voisins et même la boulangère du coin de la rue ont un petit mot gentil pour féliciter papa, maman et bébé.

Et les cadeaux pour bébé et maman : un doudou, des beaux vêtements tout mignons, la girafe Sophie, des fleurs, une boite de chocolats…

Mais dites-moi, vous n’auriez-pas oublié quelqu’un dans cette histoire ? Quelqu’un qui était là à 3 heures du matin et qui a rassuré la future maman en pleine panique, qui a été pleine d’attentions et de professionnalisme. Qui a su gérer le papa qui a failli tomber dans les pommes. Quelqu’un qui a du faire avec 5 accouchements en même temps dans la même soirée. Que dis-je, soirée à 3 heures du matin ??? Quand ça a été comme ça toute à semaine à cause de la pleine lune !!!

Oui, oui, celle dont on ne se souvient pas du nom et qui ne faisait « que » son travail. Et qui finalement n’a pas fait grand chose… Car le travail, c’est maman qui l’a fait.

« Pas de boite de chocolats pour la sage-femme !!!! »

Pour les consultants, c’est un peu pareil. On entend parfois on a fait un séminaire avec « un consultant ». Quelqu’un et venu un moment dans l’entreprise et il nous a aidé à nous questionner sur notre organisation… Notre façon de travailler… Puis, « il » est parti.

Non, cette-fois-ci je force un peu le trait je l’avoue car rien ne vaut le merci d’un client. Et c’est aussi pour ça que c’est un beau métier, et je ne parle pas des : « Philippe, on s’attaque à quoi maintenant ? » et « Il faudrait que tu reviennes car ça fait un moment qu’on ne t’a pas vu » et « tu nous a préparé quoi pour notre séminaire de Juin ? »

Merci pour les chocolats !!!!! (et spéciale dédicace à Denis & Isabelle, Denis (un autre), Benoit, Christian, Jean-Philippe, Béatrice, Christophe, Ali, Antoine, Chaddia, Gérard, Orlane, René, Stéphane… et tant d’autres… et… Alicia qui m’a redonné le goût d’écrire sur ce Blog. Encore merci Alicia et bonne route).

 

Le soleil et le vent 20 mai 2015

Filed under: Changement,Management,Patience,Stratégie,Uncategorized — Philippe Rousselle @ 10 h 03 min
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SoleilEtVentUn jour, le vent et le soleil se disputèrent pour savoir qui étaient le plus fort.

Le vent dit : Je vais te prouver que c’est moi. Tu vois ce vieillard là-bas ? Je parie que je vais lui faire ôter son manteau plus vite que tu ne pourrais le faire.

Sur quoi, le soleil disparut derrière un nuage et le vent se mit à souffler en ouragan. Mais plus il soufflait fort, et plus l’homme serrait sa pelisse contre lui. Finalement, le vent se lassa et tomba. Alors, le soleil sortit de derrière le nuage et sourit doucement au voyageur. Bientôt celui-ci sentit sa chaleur, s’essuya le front et ôta son manteau.

Le soleil fit alors observer au vent que la douceur et la bonté sont toujours plus forts que la violence et la fureur.

 

Les aveugles et l’éléphant. 29 avril 2015

Filed under: Uncategorized — Philippe Rousselle @ 17 h 40 min
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ElephantQuand le consultant arrive dans une entreprise, les collaborateurs sont parfois étonnés de constater qu’il attache de l’importance à la vision de chacun. Il fait parler tout le monde, écoute, prend des notes… c’est louche… Voici donc une métaphore de consultant qui va détendre tout le monde : Les aveugles et l’éléphant.
Quatre hommes aveugles croisent un éléphant.
– Le premier saisit une patte et en conclut qu’il s’agit d’un arbre.
– Le second attrape la queue et pense que c’est un fouet.
– Le troisième touche la trompe et affirme que c’est un tuyau.
– Le quatrième tapote son flanc et décrète que c’est un mur.
L’homme sage qui observe la scène leur dit :  » Vous avez tous raison, chacun de vous en est d’ailleurs convaincu. Si vous devez donner la définition de ce qu’est un éléphant, vous donnerez votre point de vue… mais ce ne sera qu’une facette de la vérité. »
La vérité est parfois très difficile à saisir mais elle n’est pas relative. La vérité existe bel et bien, nous devons simplement déterminer quelle pièce du puzzle nous avons dans la main et se rappeler que nous n’avons pas le puzzle complet. Ces quatre hommes aveugles tombent dans une erreur en tirant des conclusions sans avoir suffisamment d’informations à leur disposition.  Pour s’approcher de la vérité, il faut une certaine ouverture d’esprit et remettre en question ses principes, ses présomptions et ses croyances. Prendre du recul, adopter un autre angle, collecter un maximum d’informations, les croiser… Voilà pourquoi le consultant qui est le plus aveugle de tous car il n’a pas croisé l’éléphant, doit pour prendre le rôle du sage, écouter tout le monde.
Je reste bien sûr à votre écoute et à votre disposition pour échanger sur le sujet.
A vos commentaires !!!!
 

Les maths et le management 18 décembre 2014

Filed under: Management — Philippe Rousselle @ 14 h 31 min
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Capture d’écran 2014-12-18 à 14.27.24Le modèle mathématique n’est pas suffisant pour traiter une situation de management.

A l’école, les problèmes sont simples :
1. Toutes les informations sont données.
2. Il existe presque toujours une seule solution.
3. Le plus souvent, il n’y a qu’une seule façon de trouver la solution.
4. La solution est toujours vraie.

Dans la vie, on raisonne plus en termes d’adéquation.

Votre collaborateur fait trop d’erreurs ? Deux solutions opposées sont possibles. Vous pouvez lui remonter les bretelles ou le moral. La difficulté est de choisir la solution qui convient : l’une sera opportune un jour, l’autre le lendemain. D’autant que chaque solution peut mener aux deux mêmes résultats opposés.

Vous lui remontez les bretelles ? Votre collaborateur s’engagera à la vigilance et s’améliorera, ou se bloquera et fera preuve d’immobilisme.

Vous lui remontez le moral ? Votre collaborateur sera encouragé et s’améliorera, ou restera indifférent et fera preuve d’immobilisme.

Quelle solution adopter si ce n’est en estimant, en « sentant » que tel collaborateur réagira mieux à telle solution ? Tout est affaire d’intuition et c’est pour cela qu’intégrer la personnalité et la situation de son interlocuteur est déterminant…
La personnalisation et la contextualisation du management sont impératives : autant de collaborateurs et de situations, autant de façons de manager !

 

Un singe sur mes épaules 12 mars 2014

Filed under: Bestiaire,Management,Stratégie,Technique — Philippe Rousselle @ 8 h 04 min
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Capture d’écran 2014-03-12 à 08.02.11William Oncken était un spécialiste américain du management. C’est en 1974, qu’il publiait un article pour le moins original abordant la problématique de la gestion du temps en lien avec la délégation.

Le singe représente tout «projet», «action», «dossier», «décision», «problème»; C’est un charmant animal qui a pour particularité de sauter d’une épaule à l’autre pour se blottir dans les bras du plus accueillant des décisionnaires, pas forcément le bon et rarement volontaire. L’analogie du singe désormais perché sur l’épaule du manager illustre le transfert de l’initiative du subordonné vers son supérieur. Le singe n’aurait pourtant jamais dû quitter l’épaule de son propriétaire légitime.
Celui qui n’y prend pas garde se trouve vite à la tête d’une ménagerie affamée qui lui rend la vie impossible. Malgré les efforts que peut réaliser un manager pour développer l’initiative et l’autonomie de ses collaborateurs, il demeurera toujours confronté à la gestion des singes lorsqu’une personne viendra lui soumettre son problème. De cette manière, il se décharge de sa responsabilité en attendant votre initiative. Dans le feu de l’action bien des singes sont au rendez-vous. Pour aider les managers à ne pas se laisser dominer par ces primates bien blottis sur leurs épaules, William Oncken a recensé sept étapes pour gérer efficacement les problèmes de management.

7 règles de conduite pour traiter avec efficatité les singes sur notre épaule

Planifier: les périodes de suractivité (préparation du budget, objectifs mensuels, etc.) sont prévisibles. Ces rituels doivent être inscrits dans des calendriers précis. Cela évite la collision avec les décisions quotidiennes.

Anticiper: pour éviter d’avoir à régler les problèmes au fur et à mesure qu’ils se présentent, chaque dossier devrait faire l’objet d’un suivi méthodique.

Réguler: afin de s’assurer que les collaborateurs ne transmettent pas des dossiers mal ficelés, et les supérieurs, des problèmes qu’il leur appartient de régler.

Identifier: avant de s’attaquer à un problème, on vérifiera si le collaborateur qui le soumet ne peut pas le régler lui-même.

Recevoir: les problèmes doivent être traités entre quatre yeux, ou, à la rigueur, par téléphone. L’essentiel étant de vérifier que le responsable de l’étape suivante est bien identifié.

Minuter: les décisions quotidiennes ne devraient pas prendre plus de cinq à quinze minutes d’entretien. Au-delà, c’est qu’on y prend plaisir, qu’on n’a rien d’autre à faire, ou que le dossier n’a pas été suffisamment préparé.

Solder: qu’elles soient positives ou négatives, les décisions doivent être claires. Faute de quoi les collaborateurs reviendront plusieurs fois à la charge, suscitant exaspération et perte de temps.

Enfin, la règle des règles consiste à être toujours soucieux à clarifier les missions et à s’assurer que les tâches octroyées soient bien comprises et, dans la mesure du possible, acceptées.
 

La stratégie du bouchon 10 septembre 2013

Filed under: Changement,Nautisme,Pilotage,Stratégie,Uncategorized — Philippe Rousselle @ 13 h 01 min
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Bouchon

Pourquoi investir ? risquer de perdre ? Changer ? Innover ?… et si demain va moins bien je fais quoi ? Si je monte en charges et que le marché baisse, je risque l’effet ciseaux !!! On est tous morts !!!

Moi je choisis « la stratégie du bouchon » : Je risque peu, gagne peu et bouge le moins possible… mais je ne coule pas. Si le marhé monte, je monte. Si ça baisse, je baisse (en attendant la remontée…  un jour… peut-être… ??? ).

Moi qui suis profondément convaincu que pour pérenniser, une entreprise doit se développer, je me trouve sidéré d’entendre ce genre de discours chez certains entrepreneurs. Je me demande même si le mot « entrepreneur » peut encore correspondre à ce genre de « dirigeant-bouchoniste ».

Comment peut-on vivre sans se projeter ? Sans envies ? Sans volonté d’avancer ? de se renouveler ? Comment peut-on fédérer des équipes autour d’un projet commun et co-construit ? Comment « tendre » vers l’amélioration de performances sans objectifs ? Comment vivre avec un bouchon dans la tête ? Comment sauver la France ? Comment faire quelque chose pour l’humanité ?… Euuuh… Je m’emporte… du calme…

Il est certain que pour entreprendre il faut rester prudent et mesurer les risques, mais de là à rester immobile, recroquevillé, caché… Non !!! Car les marchés sont vivants, ils mutent en permanence et nous devons nous adapter, rester en veille et aller à la découverte de nouveaux océans bleu (http://fairegrandirlesentreprises.wordpress.com/2013/06/13/locean-bleu-comment-creer-de-nouveaux-espaces-strategiques/).

Parfois, au hasard d’une promenade, on découvre un bouchon qui a perdu « le fil ». Il flotte certes, mais dans une eau croupie…

 

Le remorqueur 6 août 2013

Filed under: Management,Pilotage,Stratégie,Uncategorized — Philippe Rousselle @ 14 h 36 min
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Image« Et toi, ta boite, tu la tires ou tu la pousses ? » me dit un jour un dirigeant visiblement noyé dans l’opérationnel. Traiteur, Il était à la tête d’une entreprise d’une dizaine de collaborateurs. Il venait de débarquer seul en camionnette, visiblement pressé, déchargeait ses caisses, nappait les tables, plaçait verres et verrines, débouchait les bouteilles et faisait le service. J’imaginais un court instant Carlos Ghosn, PDG de PSA, arriver dans la concession locale Picarde pour faire les vidanges et effectuer les 12 points de contrôle sur les véhicules de ses chers clients (Je ne suis même pas certain que Carlos sache faire une vidange, et ce n’est pas ce qu’on lui demande). Revenons à notre ami traiteur : Il me dit : une entreprise, il y des fois ou tu la tires et des fois ou tu la pousses pour qu’elle avance toute seule. Et lucide, il ajoute : moi, en ce moment : je tire !!! Mais j’aimerais bien me remettre à pousser…

Il était en mode remorqueur !!!!!

Explications : Vous savez les « remorqueurs », ces bateaux relativement petits, très puissants et très manœuvrables, servant à guider, tirer les gros bateaux entrant et sortant des ports. Et bien des remorqueurs, on en trouve dans toutes les organisations. Ces remorqueurs sont rapides, efficaces, puissants et je pense qu’on peut dire qu’ils sont bien meilleurs que les autres. Quand on confie une équipe à un remorqueur, celui-ci les tire avec une énergie folle. Le chef est devant il suffit de le suivre pour savoir où il va. Mais attention à ne pas dépasser le chef car devant, c’est la place du chef !!!

Je vous propose un autre type de pilotage : Plutôt que d’équiper le remorqueur d’un gros moteur, je vous propose de placer un petit moteur dans chaque embarcation. Ainsi, chaque collaborateur ou groupe de collaborateurs sera autonome et libre de piloter son petit, moyen bateau. Vous leur donnez, une carte, une boussole, une destination et estimez avec eux leur besoin en carburant pour se rendre au point de rendez-vous. Vous allez constater, que le groupe va se rendre à bon port sans que vous ayez à les « tirer ». Leur autonomie va laisser place à la diversité : certains iront vite, voir même plus vite que vous, d’autres tels des Christophe Colomb en profiteront pour expérimenter de nouvelles voies et découvrir leur Amérique. Et vous, me direz-vous qu’allez vous faire s’il n’y a plus personne à remorquer ? Et bien, je vous propose de rester disponible, restez derrière eux, bien attaché et faites du ski nautique.

C’est sympa le mode « ski nautique » non ? A oui, j’oubliais, je suis en vacances.
Je clos donc cette récréation métaphorique pour retourner à l’eau.

Amis Juilletistes et Aoutiens je vous salue bien !!!